" On est pas sérieux quand on à dix sept ans. " A. RIMBAUD
A grand besoin de larmes et de réconfortants. De remontants et de changements. A besoin de pleurer pour se souvenir qu'elle n'est pas seule. Il manque d'air ici, ne trouvez vous donc pas ? J'étouffe de rester muette et le visage figé dans ces éternelles émotions que les autres se plaisent à observer. Le masque m'oppresse, vais je suffoquer ? L'explosion incompréhensible et pourtant imminente, l'épée de Damoclès suspendue et vacillant inlassablement au dessus de ma tête. Tic tac, le temps passe et me lasse. Quand hurlerais je ? Quand revivrais-je... J'ai mis en suspend mes sentiments... Arrêt sur coeur, l'image figée d'un bonheur que je regarde à m'en bruler les yeux. Les mains qui tremblent et la cigarette qui se consume. La nuit est précieuse, elle ne me juge pas et m'écoute pleurer, en silence. Ses mots sont les plus doux, ceux qui n'ont pas de sons. M'endormir au soleil, c'est tout ce qui me plaisait. Alors que faire lorsque la pluie amère est prévue pour demain ? J'me sens pas bien, j'me sens pas bien. L'interdiction de parler, car mes mots ne serais que fautes, et jugés faux. Que faut il faire, que dois je faire pour oublier. Comment ? L'éternelle question, comment faire pour disparaître. Pour être, ne plus paraître. Qui est faux et qui est vrai ? Que doit on croire lorsque tout n'est plus que mensonge, ahurissant ou ridicule. Dites moi comment vivre... Est ce l'environnement ? Est ce l'entourage ? Ou bien n'est ce juste qu'une question de temps... Mais lequel ? Je ne sais plus qui je suis, qui dois je être et qui veut on bien voir ? Entrevoir, apercevoir, que sais je, je voudrais juste pouvoir me sentir bien... Mal à l'aise. J'voudrais m'cacher, mais j'peux pas. J'peux pas parce qu'après on va voir que j'ai peur. Pourtant, j'devrais pas. Mais je n'choisi pas, ou plus ? Je n'sais pas. J'voudrais être vide. Ne rien connaître. Qu'on ne me connaisse plus. De toute manière, c'est presque le cas. Je m'efface, j'veux m'envoler. Mais faut tenir le coup, hein ? ça vaut l'coup, paraît il, de ravaler ses larmes, et d'attendre. Parce qu'au bout, le soleil m'attend pour que je m'y endorme. Alors j'exorcise par tout les moyens, les mots. J'entend ta voix, au loin. Elle m'rassure, elle m'enveloppe. Bulleuse, j'écoute les battements de ton coeur. Et je souris, un sourire Mélancolie, un sourire heureux qui s'accroche sur mon visage. Quand mes bras frissonne, et que j'réussi même à m'oublier. J'oublie même de me r'garder, j'oublie même de n'plus m'aimer, tu vois...