Se réfugier dans le sommeil, au point de ne plus vouloir quitter la douceur de son lit. S'étreindre avec le Ciel, endormie sur la Lune, pour essayer d'y voir un peu plus clair. Assoupie dans ses cratères, les pieds englués dans sa poussière, Lunatique à souhait. Surprendre son propre regard dans le reflet d'une vitre. Les étoiles au fond de mes yeux se seraient-elles brisées ? Serait-ce donc la raison de leur lourdeur, de ces picotements incessants. Ce sont ces cristaux d'étoiles qui sont accrochés à mes iris. L'ébauche d'une lumière qui reste là, attendant que les étoiles soient rallumées.
Une entaille au Coeur, causée par autre chose que ce que vous pourriez croire. Une asphyxie lente et douloureuse, qui encombre la gorge et bloque les cris. Un silence insupportable brisé par ces sanglots nocturnes de douleurs passées et réveillées par cette absence dont on ne parle jamais. D'angoisses existentielles complètement absurdes. De questions bouillonnantes sans jamais de réponses. Un sourire muet, un rire triste. Un regard absent, regardant au delà des immeubles, ailleurs que sur ces feuilles de cours. Le casque sur les oreilles, n'écoutant plus le brouhaha du métro matinal.
Bercée de souvenirs, plongée dans un avenir utopique, espérant atteindre un objectif tout en continuant de rêvasser allongée sur l'herbe. Pourtant tout n'est pas si mal. Les soirs d'ivresse où je crois apercevoir des Etoiles, où les yeux rivés sur mes Amis, je ris de bon coeur, oubliant que je ne trouve plus le sommeil. Les moments de Bonheur sont éphémères, mais n'est ce pas cette fugacité qui les rends si agréable ? Quand je pense aux bons moments passés et tout ceux à venir, cela efface le voile d'amertume qui couvre mes yeux, et redonne un aspect lumineux aux journées qui auraient pu être trop froide et vide de toute envie. Jouer aux jeux de l'Amour et du Hasard, mettre les pieds là où nous jurions ne jamais aller, se surprendre à changer. Apprendre à faire le deuil, pour avancer, et comprendre qu'il n'est pas synonyme d'oubli. Dépasser les peurs accrochées à mes pieds comme un de ces boulets noués au draps des fantômes que l'on lit dans les contes.
Rester fidèle au Ciel, l'oreille de tout les mots, mes maux, des craintes et des douleurs, des rires et des plaisirs.
A jamais, aux Etoiles.

![Les Poupées russes * [photographie; un pont de Londre]](http://29.img.v4.skyrock.net/29f/loulouiz/pics/2669939996_small_1.jpg)

![- [photographie; Dessin d'une artiste dont je n'ai plus le nom, mais que j'adore.]](http://29.img.v4.skyrock.net/29f/loulouiz/pics/2631986126_small_2.jpg)