Mademoiselle Celeste * - Photographie; Pub levis <3 - Twenty Two

Le sommeil se fait tardif, ne me pesant sur les paupières qu'aux alentours de la deuxième ou troisième heure du matin. Le sommeil se fait lourd, empêchant mon esprit embué de se lever pour affronter le jour. Un refuge pour le Coeur. Pour que les sentiments se repose. Ceux qui disparaissent et emportent avec eux les morceaux de mon sourire, ceux qui naissent et qui tente d'en ramasser les miettes. Une fatigue dans laquelle se réfugier, oublier qui l'on est et ce qu'on ne devient pas. Savoir que l'avenir n'est pas si Noir, mais seulement l'esprit. Rayer soi même les chances qui s'offrent à nous. Refuser soi même les sourires extérieurs. Pensant qu'un esprit aussi noir, de toute manière, ne vaut pas l'amour des Anges.

Se réfugier dans le sommeil, au point de ne plus vouloir quitter la douceur de son lit. S'étreindre avec le Ciel, endormie sur la Lune, pour essayer d'y voir un peu plus clair. Assoupie dans ses cratères, les pieds englués dans sa poussière, Lunatique à souhait. Surprendre son propre regard dans le reflet d'une vitre. Les étoiles au fond de mes yeux se seraient-elles brisées ? Serait-ce donc la raison de leur lourdeur, de ces picotements incessants. Ce sont ces cristaux d'étoiles qui sont accrochés à mes iris. L'ébauche d'une lumière qui reste là, attendant que les étoiles soient rallumées.

Une entaille au Coeur, causée par autre chose que ce que vous pourriez croire. Une asphyxie lente et douloureuse, qui encombre la gorge et bloque les cris. Un silence insupportable brisé par ces sanglots nocturnes de douleurs passées et réveillées par cette absence dont on ne parle jamais. D'angoisses existentielles complètement absurdes. De questions bouillonnantes sans jamais de réponses. Un sourire muet, un rire triste. Un regard absent, regardant au delà des immeubles, ailleurs que sur ces feuilles de cours. Le casque sur les oreilles, n'écoutant plus le brouhaha du métro matinal.

Bercée de souvenirs, plongée dans un avenir utopique, espérant atteindre un objectif tout en continuant de rêvasser allongée sur l'herbe. Pourtant tout n'est pas si mal. Les soirs d'ivresse où je crois apercevoir des Etoiles, où les yeux rivés sur mes Amis, je ris de bon coeur, oubliant que je ne trouve plus le sommeil. Les moments de Bonheur sont éphémères, mais n'est ce pas cette fugacité qui les rends si agréable ? Quand je pense aux bons moments passés et tout ceux à venir, cela efface le voile d'amertume qui couvre mes yeux, et redonne un aspect lumineux aux journées qui auraient pu être trop froide et vide de toute envie. Jouer aux jeux de l'Amour et du Hasard, mettre les pieds là où nous jurions ne jamais aller, se surprendre à changer. Apprendre à faire le deuil, pour avancer, et comprendre qu'il n'est pas synonyme d'oubli. Dépasser les peurs accrochées à mes pieds comme un de ces boulets noués au draps des fantômes que l'on lit dans les contes.

"Pour être heureux jusqu'à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu'au même point." Edgar Allan Poe.


Puisque les sentiments ne valent pas la peine d'être gardés pour soi, il est certain que je doit chasser la brume qui s'est logée dans mon coeur et mes pensées.
Rester fidèle au Ciel, l'oreille de tout les mots, mes maux, des craintes et des douleurs, des rires et des plaisirs.
A jamais, aux Etoiles.
Mademoiselle Celeste * - Photographie; Pub levis <3 - Twenty Two
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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 18:15

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:38

Cesser d'être Angoissée, Oppressée, et Perplexe à longueur de journée. Cesser d'être Jalouse.

Dois réapprendre à faire Confiance.
Dois réapprendre à être Patiente.
Dois réapprendre à Comprendre.
Dois réapprendre à se Maîtriser.
Dois réapprendre à Pardonner.
Dois réapprendre à Dépasser.
Dois réapprendre à Attendre.
Dois réapprendre à Oublier.
Dois réapprendre à Sourire.
Dois réapprendre à Arrêter.

Dois réapprendre à Aimer.
Dois apprendre à accepter de ne pas pouvoir tout Vivre, de ne pas pouvoir tout Contrôler, de ne pas être avec ceux que nous voudrions, de laisser passer le temps, de ne pas pouvoir être partout, tout le temps.


# Posté le dimanche 08 novembre 2009 18:19

Les Poupées russes * [photographie; un pont de Londre]

" C'est quoi ce bordel avec l'amour là ? Comment ça se fait qu'on devient dingue à ce point ? T'imagine le temps qu'on passe à s'prendre la tête la-dessus ? Quand t'es seule tu te plains : Est-ce que je vais trouver quelqu'un ? Quand t'as quelqu'un : Est-ce que c'est la bonne ? Est-ce que je l'aime vraiment et est-ce qu'elle m'aime autant que moi je l'aime ? Est-ce qu'on peut réparer les chose quand ça part en couille ? "
Les Poupées russes * [photographie; un pont de Londre]

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 18:36

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 18:53

photographie; Londres

photographie; Londres
L'automne n'est jamais simple. Une saison d'entre deux, où le temps paraît trop froid pour être semblable au vent chaud d'été, mais où il ne l'est pas encore assez pour nous faire passer dans les jours blancs d'hiver...
On ne sais jamais vraiment quelle couleur le Ciel adoptera à chaque jour nouveau. Variant au grès de nos humeurs. Et le moral vacillant, les mains tremblantes, ne sachant pas toujours vers où se diriger.
C'est un peu ça, l'automne. Être dans l'attente d'un changement, faisant mine de ne pas savoir. Mais être encore assez sûre de ce qui pourrait changer la donne de cette état trop monotone. Sans rien faire, immobile, l'attente n'est que grandissante, les mains dans les poches ne cessent de trembler, sans réussir à les réchauffer, les cheveux qui dansent sous le souffle du vent. Et puis les joues rosées qui se glacent avec le temps qui file plus vite que ce que nous espérions. Les mots sont oubliés, restés entre deux souffles, bloqués dans la gorge.
Le regard éteint, fixant l'horizon, ayant oublié l'effet que faisait un sourire rassurant. Celui qui vous enveloppe, vous réchauffe et vous réconforte en même temps. Le regard éteint, fixant l'horizon, à la recherche de cette tendresse manquante. Le regard espérant, apercevant au loin l'ébauche d'un frisson.
Écouter inlassablement les mêmes mélodies, celles qui nous laisse croire que demain sera un jour meilleur. Greffées dans le c½ur, elles rythment ses battements. Les pas martelant le sol, sur ce même mouvent musical, jusqu'au dernier moment, jusqu'au dernier instant, rester encore un peu dans cette état d'apaisement. Repousser jusqu'à la dernière seconde l'échec qui semble d'ores et déjà inévitable. Les pieds semblants trop lourd pour marcher encore et encore, vers ce chemin dont on ne connais ni la fin, ni les tournants.
Rester assise sur le bas côté, et attendre encore un peu, se reposer, pour mieux rattraper ce temps oublié...

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 17:49

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 18:10

- [photographie; Dessin d'une artiste dont je n'ai plus le nom, mais que j'adore.]

La nouvelle vie à démarrée, le nouveau quotidien s'installe.
Faire une heure de route chaque matin et chaque soir pour aller à la fac. Apprendre le Cinéma, les psychopathologies, la Littérature comparée, les Arts. Rencontrer de nouvelles personnes, en perdre d'autre. Changer, pleurer, sourire, rêver.
Attendre à chaque fin de semaine d'être au samedi prochain. Pour les revoir, pour oublier encore que le reste n'est pas si bien, pour continuer notre chemin, pour continuer de vous harceler parce qu'il n'y a qu'avec vous que je me sens bien. Pour faire la fête, ne plus dormir, et rire, rire, rire.

Dans l'attente de nouvelles choses.
Dans une attente constante. L'espoir de découvrir une vie neuve. L'espoir de ne pas me tromper.
Suivre son C½ur, il parait que c'est ça qu'il faut faire...
Enfin, nous verrons bien !

p.s: Une musique que je kiffe et qui bouge pour la route, et pour le clip qui j'en suis sure plaira à quelqu'un. CALABRIA
- [photographie; Dessin d'une artiste dont je n'ai plus le nom, mais que j'adore.]
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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 16:22

Modifié le mardi 22 septembre 2009 17:23